Conseils diététiques séniors

 

Bien dans son age, bien dans son domicile.

Les seniors ont souvent des carences. Or ces déséquilibres nutritionnels ne sont pas forcément dus à une mauvaise alimentation. Certains problèmes physiques ou environnementaux interviennent. Le point sur ces facteurs de malnutrition liés à l'âge.

Des problèmes physiques

Les problèmes alimentaires spécifiques au vieillissement apparaissent à des âges variables et sont beaucoup plus marqués après l’âge de 85 ans. En 2000, il y a 12 millions de personnes âgées de plus de 60 ans en France dont 1 million a plus de 85 ans. En 2050 elles seront respectivement 22 et 4 millions. Ces années gagnées n’ont d’intérêt que si nous vieillissons en bonne santé. Une bonne nutrition, au-delà du bien-être qu’elle procure, a un rôle de prévention de mieux en mieux connu sur les pathologies liées à l’âge. Dans ce sens les repas VITAME vous aident à rester en bonne santé plus longtemps.

Chez la personne âgée l’apparition de certains problèmes physiques est un frein à une bonne alimentation :

  • Un mauvais état bucco-dentaire, un dentier qui ne tient pas gênent la mastication, entraînant des troubles digestifs et la suppression des viandes, du pain, des fruits et légumes crus dans l’alimentation ;

  • Les modifications du goût, le salé devenant insipide entraînent une attirance pour le sucré ;

  • La sensation de soif diminuée entraîne une diminution des apports en eau et donc un mauvais fonctionnement des reins.

  • Le manque d’exercice et les déséquilibres alimentaires favorisent la constipation.

Des facteurs extérieurs

 

Il faut aussi tenir compte de contingences sociales :

  • Les personnes qui vivent seules ont tendance à ne plus cuisiner, surtout si elles vivaient auparavant en famille, et à manger des aliments sans préparation, souvent sucrés, au détriment des viandes et des légumes ;

  • Le faible niveau de ressources peut influencer négativement les habitudes alimentaires.

  • Les besoins spécifiques des seniors

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    Les seniors ont des besoins nutritionnels spécifiques. Ils doivent être vigilants afin d'éviter les carences. Quels sont les aliments privilégiés et les risques propres à l'âge ?

    Le régime alimentaire des seniors doit à la fois être varié et adapté. Certains aliments sont à privilégier.

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  • Les besoins en énergie

Contrairement aux idées reçues on ne doit pas manger moins en vieillissant. Si l’activité physique est souvent diminuée chez le senior, un rendement métabolique moins bon nécessite des besoins énergétiques plus élevés et donc équivalents à ceux de l’adulte. Ils sont estimés à 30 à 35 Kcal par kilo de poids, ce qui signifie environ 1 800 Kcal pour une personne de 55 kg.

En raison des modifications physiologiques liées à l’âge, mais aussi en raison des modifications du statut social (revenus insuffisants, isolement, dépendance) le risque de malnutrition protéino-calorique augmente chez la personne âgée, notamment chez les personnes hospitalisées ou en institution. Il est important de dépister précocement tout risque de dénutrition. Pour cela il existe des grilles d’évaluation nutritionnelle rapide à l’usage des médecins et des diététiciens.

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  • Les besoins en protéines

Ils sont au moins équivalents à ceux de l’adulte, voire supérieurs car le métabolisme protéique chez la personne âgée favorise la fonte musculaire. Les experts recommandent 1g par kg de poids et par jour

La sarcopénie est une fonte musculaire due à une diminution de la masse maigre. Une personne perd en moyenne 20 à 40 % de 20 à 80 ans. Elle n’est pas inéluctable et il est possible de refaire du muscle même à un âge avancé en associant activité physique et apports protéiques adéquats.

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  • Les besoins en calcium

Ils sont supérieurs à ceux de l’adulte car le métabolisme du calcium est altéré par le vieillissement. Les recommandations sont de 1 000 mg à 1 400 mg par jour.

L’ostéoporose, définie par l’association d’une masse osseuse basse et d’une détérioration de l’architecture osseuse, a pour conséquence une fragilité osseuse accrue pouvant conduire à des fractures. La masse osseuse diminue de 40 à 50 % chez la femme entre 30 et 80 ans, deux fois moins chez l’homme.

 
  • Les besoins en micronutriments

Le sujet âgé présente un risque élevé de carence en micronutriments en raison de modifications physiologiques et de certaines pathologies associées au vieillissement. On observe souvent des déficiences en vitamines du groupe B et en anti-oxydants. Il n’existe pas encore de recommandations spécifiques par rapport à celles du sujet adulte mais de nombreux travaux de recherche sont en cours.

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  • Besoins en lipides

En ce qui concerne les lipides, on sait que le taux de cholestérol n’est plus corrélé à l’athérome après 65 ou 70 ans. Ainsi la consommation de graisses peut être plus flexible et s’adapter au goût de la personne âgée.

 

Des risques spécifiques

Les seniors doivent être particulièrement vigilants à propos de différents problèmes liés à l'alimentation. Ainsi ils doivent faire attention :

  • Au risque de déshydratation ;

  • Aux problèmes de constipation ;

  • A l’apparition de diabète non insulino-dependant ;

  • Aux régimes restrictifs en cas de surpoids car ils peuvent être sources de monotonie alimentaire et donc d’anorexie.

Dans la maladie d'Alzheimer, on observe très souvent une perte de poids progressive, qui peut conduire à un état cachectique. La perte de poids pourrait être un des premiers signes de la maladie et précéder la démence.

 

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